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« Notre seule arme, c’est de rester en vie » – Livre : La sage-femme d’Auschwitz

Ce roman, inspiré d’une incroyable histoire réelle nous fait entrer dans l’enfer du camp d’extermination de Birkenau, dans la « maternité » du bloc 24.
Cover La sage femme dAuschwitz site

Au cœur des ténèbres, le récit se veut un hymne à la vie et une source d’espérance à toute épreuve. L’héroïne, la sage-femme appelée Ana dans le roman, incarne Stanislawa Leszczynska, une polonaise originaire de Lodz, déportée pour avoir aidé les Juifs du ghetto et qui mit au monde 3000 enfants à Auschwitz.

L’histoire d’amour entre Ester, toute jeune infirmière et Filip, apprenti tailleur très habile est la porte d’entrée du récit. Dans le contexte de persécution des juifs, leur mariage est marqué par la mise en ghetto à Lodz. L’amitié entre Ana la sage-femme polonaise et Ester, la jeune épouse infirmière, grandit dans le soutien mutuel, la résistance aux privations et humiliations subies. Le quotidien dans le ghetto se dégrade au rythme des persécutions. Ana et ses fils vont réussir à exfiltrer Léah, la jeune sœur d’Ester, mais échouent à faire sortir Ester et Filip. Ana est arrêtée le jour où les SS raflent la mère d’Ester dans une « aktion » contre les vieillards et les malades.  Ester refuse d’abandonner Ruth, sa mère. Elles sont prises toutes les trois dans le même convoi mais Ruth meurt avant d’arriver à Auschwitz. 

Comment aimer, se soutenir, survivre dans ce lieu maudit ? La phrase qui lie ces deux femmes et leur soutien mutuel s’exprime régulièrement ainsi : « Rappelle-toi, notre seule arme, c’est de rester en vie, et pour rester en vie, nous devons aimer, nous devons donner, et, malheureusement, nous devons souffrir. »

Un chemin difficile s’ouvre pour elles dans le camp : les nazis recherchent une sage-femme pour prendre soin des femmes enceintes déportées qui accouchent dans des conditions « inhumaines ». La vie surgit ainsi, brève étincelle de joie et d’amour pour ces mamans : les nouveaux-nés sont noyés sur le champ, ou périssent affamés, ou livrés à des médecins sans scrupules, ou bien, à partir de mai 1943, offerts en adoption à des familles allemandes s’ils ont les yeux bleus et les cheveux blonds ! Ana et Ester mènent un combat de tous les instants, pour survivre, pour lutter contre le désespoir et la colère en elles afin de réaliser leur tâche : offrir du réconfort à celles qui portent la vie. Face aux horreurs et aux élans de mort, elles préservent une part de dignité humaine – celle des femmes au service de la vie.

Un jour, Ana et Ester réalisent qu’elles peuvent faire plus. Une idée lumineuse surgit, une espérance pointe. Ester, secrètement, commence à tatouer les nouveau-nés avec le numéro de déportés de leurs mères : « et si un jour, après l’horreur de la guerre, grâce à ce tatouage, ces enfants et leurs mères pouvaient se retrouver ? » Afin que la mort n’ait pas le dernier mot. Cet acte de résistance, dans la noirceur de la situation, est perçu comme un acte de foi en l’humanité, offert au lecteur du récit.

Les deux femmes survivent après la fin du camp et essaient de reprendre pied, à Lodz conservant pour toujours cette amitié et cette solidarité indéfectibles. 

Laissons la fin du roman en suspens et saluons la force morale de la véritable sage-femme d’Auschwitz, Stanislawa Leszczynska, exemple inspirant de bonté, d’abnégation et de courage, admirablement transposé par l’auteur, Anna Stuart.

– City édition pour la traduction française, paru en poche dans la collection J’ai Lu. 2023. 475 p.

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