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“Mamdani’s Baby…”

Il y a des mariages surprenants qui engendrent des enfants non moins surprenants. De l’hybridité sort parfois des merveilles, et parfois… des monstres.
Mamdani

Qui n’a pas vu le chef-d’œuvre des films d’horreur, « Rosemary’s Baby » ?

Rosemary's Baby

L’atroce accouplement de l’humain et du Malin.
Polanski, au sommet de son art, plante une terrifiante histoire de secte satanique, au milieu du XXe siècle, en plein Manhattan, alors qu’un couple, on ne peut plus normatif — jeune, beau, nanti — va se trouver en voisinage avec des adorateurs de Lucifer.

Rosemary's Baby scène 2

Rosemary's Baby scène 3

Deux mots sur le réalisateur, Roman Polansky. Juif par son père, il se retrouve seul à 9 ans, après la déportation de ses parents (sa mère fut assassinée à Auchwitz mais son père a survécu au camp de Matthausen), et échappe de justesse aux raffles du Ghetto de Cracovie.
Son thème de prédilection ? La précarité de notre réalité qui peut, en un instant, basculer dans un cauchemar éveillé, et surtout, la manipulation mentale qu’un être peut exercer sur autrui ou sur un groupe.

Les menaces, les relations toxiques, les unions improbables, ça le connaît…

_____________________________________________________________________

Et si, aujourd’hui, cette fiction inquiétante d’ une union démente, prenait un visage bien réel ?

New York City vient en effet d’accueillir un nouveau maire, né d’un impossible mariage idéologique entre l’Islam et l’Occident.

Car Zohran Mamdani, -c’est bien de lui qu’il s’agit-, sapé à l’occidental, sourire charmeur, rhétorique impeccable aiguisée dans les temples de nos démocraties, -à savoir les universités-, incarne une synthèse illogique, quasi diabolique, entre deux mondes qui s’excluent mutuellement.

Non, ne nous leurrons pas, il ne réunit pas deux extrêmes: il les fait plutôt miroiter comme compatibles, puis les habille d’un discours si lisse qu’il finit par gommer l’absurde de leur cohabitation.

Fils politique d’Ésaü et d’Ismaël, il concentre en lui deux héritages structurellement opposés — d’un côté, l’Islam radical avec ses codes, son integrisme, sa rigidité morale, et de l’autre, le progressisme libertin de l’Occident.
Mais voilà : la belle créature parle aux deux. Séduit les deux.

D’un côté, il serre la main d’un Imam homophobe dans une mosquée bondée. De l’autre, il jure fidélité à la communauté arc-en-ciel, promettant monts et merveilles en droits et subventions. Personne ne relève ses incohérences, ni ne lui demande de choisir.

Au contraire, on applaudit son « inclusivité ».

Il sait parler le dialecte new-yorkais underground, réciter le catéchisme postmoderne de la justice sociale, tout en servant une idéologie fondamentaliste dont il ne renie rien.
C’est un prodige, un caméléon, qui se moule dans chaque attente, et donne à chacun ce qu’il veut entendre. Il n’est pas démagogue. Il est La démagogie.

Cette hybridité n’est pas une richesse. C’est un leurre. Une contradiction fondamentale, structurelle, recouverte de poudre électorale.
On ne peut pas être à la fois l’allié des minorités sexuelles et le porte-voix de religieux qui rêvent d’un monde sans elles.
On ne peut pas combattre l’oppresseur capitaliste tout en se drapant dans les oripeaux d’une religion qui refuse la démocratie.

Cette élection new-yorkaise, c’est peut-être un «  Mamdani’s Baby», remake 2025.
Un enfant politique né d’un accouplement impossible, au cœur d’un Manhattan qui exulte, sans comprendre ce qu’il a fait naître.

Et comme dans le film, à la fin, personne n’ose regarder dans le berceau…

Rosemary's Baby affiche

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