fbpx
Yedia, partager le savoir
Rechercher
Les plus populaires

Simha Lehaim ! 7/10 : les raisins de la mémoire…

Chabbat sur la lune ?

À la redécouverte de Chavouot

Qui sont les Bnei Noah ? Ces chrétiens qui respectent les 7 lois de Noah…

Israël : Terre de biodiversité

Le divorce juif ou la destruction d’un petit temple

Astrologie juive : Le signe des gémeaux – Qui se ressemble s’assemble

L’expression : » Le dernier dernier le préféré »

Le musée ANU, siège de la mémoire du peuple juif

Le don de la Torah, le jour d’après…

Partager

La vie après la mort, l’histoire de l’âme humaine

Les êtres humains sont habités d’un souffle de vie communément appelé « l’âme ». C’est grâce à elle que l’homme pense, ressent ou aime. Source de toute œuvre littéraire, philosophique ou artistique, son existence est aussi manifeste que l’est l’infini.
La vie après la mort, l’histoire de l’âme humaine

Logée dans un lieu qui lui est totalement étranger — le corps —, l’âme y est maintenue par le génie du Tout Puissant pour une durée déterminée. La loi juive[1]Choulhan Aroukh, lois usuelles, chapitre 6 institua une bénédiction spéciale à dire régulièrement pour rendre hommage à ce miracle. Chaque matin, nous faisons la mention de ce prodige par le Modé ani — louange à l’Éternel de nous avoir rendu notre âme revivifiée : « Modé Ani Léfané’ha Méle’h Haï Vékayam Chéé’hézarta Bi Nichmati Bé’hèmla Raba Emounaté’ha. »

Toutefois, après sa séparation du corps, l’âme se dirige vers une nouvelle destination. Où va-t-elle ? Quel chemin emprunte-t-elle ? Son passage sur terre est-il définitivement révolu ?

La littérature juive explique en détail le parcours de l’âme une fois hors de son écrin.

Sur les sentiers de la vie d’après

La première étape de la mort s’effectue dans ce monde-ci et concerne le corps. La loi juive stipule de l’envelopper dans un linceul blanc et de le placer à même le sol, dans la terre. Allusion faite au verset de la Genèse dans lequel D.ieu dit au premier homme : « Jusqu’à ce que tu retournes à la terre d’où tu as été tiré, car poussière tu fus et poussière tu redeviendras![2]Genèse 3 :19»

Une fois le corps dans son nouvel environnement, l’âme s’en va vers une nouvelle contrée. Elle chemine vers un au-delà dans lequel elle aspire à une place de choix. Mais avant d’intégrer ces lieux que l’on nomme le Gan Éden — le Paradis — ou le Géhinome — l’Enfer —, l’âme plane entre les deux mondes pendant une période de douze mois[3]Traité Chabbat, p. 152. Les textes expliquent que le passage d’un monde à l’autre serait trop brutal si l’âme quittait son univers subitement. Certains ajoutent que c’est la raison pour laquelle, durant l’année du décès, les proches du défunt s’efforcent de générer des mérites qu’ils dédient à leurs proches dans le but de les élever[4]Tana Débé Eliayhou, chapitre 12.

Le dernier jugement

Après cette période d’adaptation, l’âme rejoint un monde qui lui sera ouvert en fonction de ses mérites ici-bas. Son intégration dépendra d’un jugement céleste qui revisite le moindre de ses faits et gestes. Si l’âme se trouve être totalement pure, elle intégrera immédiatement l’Éden ; dans le cas contraire, elle purgera une peine jusqu’à l’absolution de ses fautes au Géhenne[5]Tossefot traité Chabbat, Ibid., Rav Péalim, Yoré Déa, alinéa 51. L’âme réside ensuite dans l’un ces mondes spirituels en attendant ce que l’on appelle dans la tradition juive « le monde à venir[6]Maïmonide commentaire sur la Michna, Sanhédrin, chapitre Helek».

D’après les textes, le monde à venir est un monde nouveau qui sera créé après celui-ci et dont les seuls résidents seront les âmes des Justes. Son avènement suivra de peu la venue du Messie et la résurrection des morts.

Cependant, le cheminement de l’âme ne s’arrête pas totalement à cela.

Le retour ou la réincarnation

Dans sa grande bonté, D.ieu permet à certaines parties non achevées de l’âme de réintégrer à nouveaux un corps, homme ou femme, afin de se parfaire. En effet, son but ici-bas étant de raffiner son être intérieur au travers des lois de la Torah. Toutefois, l’homme n’y parvient pas systématiquement. Par miséricorde, une seconde, voire une énième chance lui est accordée. Une partie inachevée de son âme intègre alors un nouveau transporteur et l’aventure peut ainsi continuer.

Nous trouvons au cœur même du texte biblique la notion de réincarnation.

Après  qu’Abel fut assassiné par son frère Caïn, Seth naquit. Le verset déclara alors : « Parce que D.ieu m’a accordé — en hébreu : « Chate Li » — une nouvelle postérité au lieu d’Abel, Caïn l’ayant tué. » Nos Sages[7]Ramban, commentaire sur la Genèse nous enseignent que Seth était la réincarnation d’Abel, comme en témoigne  l’anagramme du verset.

On retrouve la même idée dans le Lévirat — le Yiboum —, ce commandement qui consiste pour un homme à s’unir à la veuve de son défunt frère si celui-ci n’a pas eu de descendance afin de perpétuer son nom. Nos Sages nous révèlent qu’il s’agit en fait de donner la possibilité à l’âme du défunt de revenir se réincarner grâce à cette union. Cette loi n’est plus en vigueur de nos jours[8]Traité Yévamot.

Le Ari zal (1534-1572), le plus éminent kabbaliste des dernières générations, déclare que ce processus est valable pour tous êtres humains, y compris pour les non-juifs. Il affirme qu’étant donné qu’ils sont assignés aux sept lois Noahides, la réparation pour eux est tout aussi inéluctable que pour nous.

Ainsi, l’âme intègre le corps avec, au départ, une sensibilité particulière et des inclinaisons à certains traits de caractères plus qu’à d’autres. Certains maîtres  nous expliquent cela par l’impact des vies antérieures[9]Gaon de Vilna, Even Chéléma.

Ainsi, grâce à son eschatologie, le judaïsme nous fait réaliser que la vie en nous est éternelle, mais aussi précieuse.

Références

Références
1Choulhan Aroukh, lois usuelles, chapitre 6
2Genèse 3 :19
3Traité Chabbat, p. 152
4Tana Débé Eliayhou, chapitre 12
5Tossefot traité Chabbat, Ibid., Rav Péalim, Yoré Déa, alinéa 51
6Maïmonide commentaire sur la Michna, Sanhédrin, chapitre Helek
7Ramban, commentaire sur la Genèse
8Traité Yévamot
9Gaon de Vilna, Even Chéléma

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Partager

A découvrir également sur Yedia

Whatsapp Yedia

Ne manquez plus aucun contenu sur Yedia en rejoignant notre groupe Whatsapp. Une diffusion quotidienne.

Newsletter Yedia

Vous souhaitez recevoir la newsletter mensuelle de Yedia avec l’ensemble des articles, podcasts, et vidéos du site. Inscrivez-vous ici sans plus attendre.

Facebook Yedia

Ne manquez plus aucun contenu sur Yedia en rejoignant notre communauté Instagram.

Youtube Yedia

Ne manquez plus aucun contenu sur Yedia en rejoignant notre groupe Whatsapp. Une diffusion quotidienne.

Spotify Yedia

Retrouvez tous nos podcasts sur Spotify.  Il suffit de vous abonner à notre chaîne pour les écouter directement.

Yedia est un média dédié au Judaïsme, à sa culture, son patrimoine, et à son identité. Grâce aux contributions de ses auteurs et producteurs de contenus, issus de tous horizons, il se veut le témoin de sa richesse, et de sa diversité.

Art et culture, langue et écriture, société, histoire, sciences, lifestyle, judaïsme, sont les thématiques qui traversent Yedia.
Articles, podcasts, vidéos, sont disponibles sur la plateforme et permettent à tous à tout moment de pouvoir accéder au contenu.
Enfin Yedia se veut ancré dans l’époque dont il est issu, voire même dans le futur. Une partie des contenus sont consultables dans un metaverse accessible depuis le site Yedia.
Dans un monde dans lequel le savoir se dilue plus rapidement que l’ignorance, nous pensons que la connaissance est faite pour être partagée…au plus grand nombre, à tous, sans distinction.

Partager sans distinguer, et distinguer la connaissance de la croyance, afin de la faire comprendre, simplement et au plus grand nombre.
Sans partage, il n’y a pas de lumière.


Et ce qui n’est pas éclairé, reste dans l’obscurité.

Newsletter

Abonnez vous à la Newsletter de Yedia

Il vous suffit de remplir le formulaire ci-dessous.

Sans partage, il n’y a pas de lumière.
Et ce qui n’est pas éclairé, reste dans l’obscurité.

En savoir plus sur Yedia.org

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Continue reading