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En attendant Shabbat…Paracha Terouma: faire de nos coeurs un mishkan

La paracha Terouma nous enseigne que le Mishkan physique est le reflet du Mishkan intérieur qu'Israël doit construire au préalable en son coeur. Cette année "embolismique", avec ses deux mois d'Adar, nous invite à accomplir aujourd'hui ce même mouvement.
En attendant Chabbat…Paracha Terouma: faire de nos coeurs un mishkan

Après la paracha Mishpatim, le livre de Chemot se clôture par cinq parachiot presque entièrement dédiées à la description du Mishkan, le sanctuaire mobile qui a accompagné les enfants d’Israël lors de leurs quarante années d’errance dans le désert et qui deviendra le modèle de la construction du premier et du deuxième temple de Jérusalem. 

 

Première de cette séquence, la paracha Terouma s’ouvre par ces versets, où l’on parle des offrandes nécessaires à la construction du sanctuaire : 

« Vayedaber Hashem el-Moshe lémor

Et Hashem a parlé à Moïse pour dire.

Daber el-beney Yisra’el

Parle aux enfants d’Israël

 Veyik’hou-li troumah

Et ils prendront pour moi une offrande

me’et kol-ish asher yidevenou libo

de la part de tout homme porté par son cœur. »

 

Deux éléments nous enseignent que l’offrande, Terouma, devait être un acte de pure générosité, sans aucun caractère d’obligation. Tout d’abord, il faut noter que Moshe ne l’ordonne pas explicitement. « Parle aux enfants d’Israël… Et ils prendront pour moi une offrande. » Autrement dit, comme le Rav Léon Ashkenazi le formule bien, D.ieu confie à Moshe la tâche impossible de demander aux enfants d’Israël de faire… ce qu’ils devraient faire par eux-mêmes ! Quant à l’expression « kol-ish asher yidevenou libo » —tout homme porté par son cœur — elle fait référence à la notion de Nedavah, une générosité qui vient du cœur lui-même. 

Cette offrande est en effet de nature particulière. Il ne s’agit pas de Tsedaka (charité) ni d’un « impôt » ordinaire, mais d’apporter les matériaux (or, argent, cuivre, étoffes…) nécessaires à l’édification du Mishkan, c’est-à-dire de la résidence de D.ieu dans ce monde (mishkan dérive de chokhen, qui signifie résider). Un tel dévoilement ne peut être envisagé qu’à la condition que le peuple d’Israël s’engage de tout son cœur dans la relation avec le Créateur, de façon totalement spontanée et désintéressée. 

Nos Maîtres comparent cette séquence de la Torah aux fiançailles entre D.ieu et Israël. Cette union a été scellée au cours des deux précédentes parachiot, où D.ieu a donné la Torah à Israël et à travers lui à toute l’humanité. 

Deux versets particuliers décrivent la situation de la mariée (Israël) lors de cette union : 

  • « Partis de Refidim, ils entrèrent dans le désert du Sinaï et y campèrent, Israël y campa en face de la montagne » (Chemot 19-2, paracha Yitro). Rachi commente sur place : « Comme un seul homme, d’un seul cœur [d’où l’emploi du singulier], tandis que les autres étapes ont eu lieu dans des récriminations et des querelles ».
  • « Et il prit le livre de l’Alliance, dont il fit entendre la lecture au peuple, et ils dirent : « Tout ce qu’a prononcé l’Éternel, nous l’exécuterons et le comprendrons (naasse venichma). » » (Chemot, 24-7, paracha Mishpatim). 

On voit ici que le don de la Torah au peuple d’Israël a pu se réaliser, car les enfants d’Israël ont annulé leur ego et ont communié de tout leur être, sans aucun intérêt ni calcul, dans l’Alliance avec D.ieu, ceci pour ne former qu’un seul cœur n’aspirant qu’à accomplir la volonté du Créateur. 

La construction du Mishkan concrétise davantage cette union. Mais, pour qu’elle soit authentique, le cœur des enfants d’Israël doit se maintenir dans la même pureté que lors de la réception de la Torah. Car, en réalité, ce n’est pas tant dans le Mishkan que va se dévoiler la présence divine, mais dans le cœur des enfants d’Israël eux-mêmes. « Et ils me construiront un sanctuaire, pour que je réside en eux » (Chemot 25-8). Le temple physique (ou son absence) sera donc le reflet du temple intérieur que les enfants d’Israël auront construit (ou au contraire laissé se délabrer) en leur cœur. 

Le mois d’Adar, dans lequel nous venons d’entrer, est propice au dévoilement de la présence divine. En effet, le mot Adar (אדר) est formé de la juxtaposition de la lettre א (lettre associée au chiffre 1 représentant l’Unité du créateur) et de דר (de la même racine que דירה (dira), qui désigne une habitation en hébreu). Résidence de D.ieu par son nom, donc, le mois d’Adar l’est aussi par le commandement « d’augmenter dans la joie », état de l’être qui, d’après la hassidout, représente la meilleure porte d’accès vers le divin. Mais cette année, c’est pendant soixante jours que nous « augmenterons dans la joie », car 5784 est une année « embolismique », pourvue de deux mois d’Adar : Adar I, qui a commencé la semaine dernière, et Adar II, où sera célébrée la fête de Pourim. Environ tous les trois ans, on ajoute en effet un deuxième mois d’Adar au calendrier hébraïque (lunaire), composé de 355 jours, pour que celui-ci reste cohérent avec le cycle solaire de sorte que les fêtes soient célébrées au bon moment. Nous vivons donc ce mois-ci dans une « temporalité modifiée », où temps hébraïque et temps des nations se retrouvent. 

Puissions-nous donc 

voir, pendant les mois d’Adar, se briser la solitude d’Israël et se dévoiler la royauté de D.ieu dans ce monde !

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