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« ÉCHET HAYIL » Henrietta Szold : la vision, le sionisme et le courage

Savez-vous que le plus grand centre universitaire hospitalier du Moyen-Orient est né de la vision de Henrietta Szold, une femme juive americaine ? L'hôpital Hadassah : un rêve devenu realité
Henrietta Szold : la vision, le sionisme et le courage

Le célèbre Centre Hospitalier Multidisciplinaire et Universitaire Hadassah est né grâce à la vision exceptionnelle d’une femme : Henrietta Szold.

« Make my eyes look to the future » — « Que mes yeux regardent vers le Futur » — était sa devise.

Rien ne prédestinait cette femme juive américaine à élaborer un projet gigantesque comme celui-ci.

Sauver le Yishouv de la maladie et de la mort

En 1909, bien avant la création de l’État d’Israël, elle se rend en Palestine comme infirmière bénévole pour soigner sur place les enfants atteints du trachome — maladie des yeux provoquant une cécité irréversible. Sur place, elle put constater la désolation et la précarité de l’état de santé des habitants du Yishouv — la communauté juive de Jérusalem. À cette époque, quatre enfants sur cinq mourraient avant l’âge d’un an.

Bouleversée, elle décide alors, avec l’aide d’un groupe de femmes sionistes et philanthropes, le jour de Pourim, de fonder l’association Hadassah pour améliorer le système de santé en Palestine. Un premier dispensaire sera ouvert sur place, avec seulement deux infirmières. En 1918, ce sont 44 docteurs, infirmières et autres soignants qui arrivent en Palestine avec suffisamment de matériel pour gérer 50 lits.

Cependant, elle ne s’arrêtera pas là. En 1933 est posée la première pierre de l’Hôpital Universitaire Hadassah. Six ans plus tard, en 1939, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, elle inaugurera son hôpital qui deviendra le centre hospitalier le plus important et le plus performant de la région.

Mais qui était Henrietta Szold?

Née à Baltimore, dans l’État du Maryland, aînée des huit filles du rabbin Benjamin Szold, le chef spirituel de la ville, Henrietta est enseignante en études juives. Elle devient également éditrice pour la Jewish Publication Society — JPS —, un poste qu’elle occupera pendant plus de 23 ans. Elle va contribuer à la compilation de la Jewish Encyclopedia que toute famille juive américaine possédait.

N’ayant pas eu la chance ni l’opportunité de fonder elle-même une famille, elle se dévouera corps et âme au projet de sa vie. En 1933, elle émigre en Palestine et participe à l’Alyah des jeunes, une organisation qui sauva 30 000 enfants juifs en Europe de la menace nazie. Elle inaugurera son hôpital sur le mont Scopus en 1939. L’Hôpital Hadassah de Jérusalem est né.

Six ans plus tard, en 1945, Henrietta Szold meurt à l’âge de 84 ans, au sein de son hôpital, entourée de l’équipe médicale. Elle a été enterrée au cimetière du Mont des Oliviers à Jérusalem. De 1948 jusqu’à la Guerre des Six Jours, en 67, le Mont des Oliviers est aux mains des Jordaniens, séparé du reste de Jérusalem. Après la réunification de la ville, en 1967, le Directeur général du Centre Médical Hadassah s’est rendu avec un groupe de rabbins au cimetière pour évaluer l’état de la tombe d’Henrietta. Ils constatèrent qu’elle avait été vandalisée et qu’une route avait été construite par-dessus par les Jordaniens. La tombe a été depuis réparée et une nouvelle pierre tombale déposée.

En hommage à cette femme pionnière dans l’introduction de la médecine moderne en Israël, le jour anniversaire de son décès a été choisi pour célébrer la fête de la famille. Les honneurs sont nombreux : Le kibboutz Kfar Szold, en Haute Galilée, a été nommé en son honneur. Le Palmah, en reconnaissance de son implication dans l’Alyah des jeunes, nomma un des bateaux d’immigration illégale, le Henrietta Szold. L’Institut Henrietta Szold, institut national de recherche en sciences du comportement, situé à Jérusalem, est nommé d’après elle. Aux États-Unis la reconnaissance aussi est importante puisqu’une école publique à Manhattan — New York — porte son nom, et également dans sa ville natale une rue ainsi qu’une place publique.

L’Hôpital Hadassah victime de l’agression arabe

Au cours de la guerre d’indépendance de 1948, l’hôpital, et même l’université hébraïque voisine, ont résisté à des attaques répétées des troupes arabes. Le 13 avril 1948, une attaque sanglante a été perpétrée par des populations arabes locales contre un convoi de ravitaillement comprenant 79 personnes dont des médecins, infirmières et patients qui se rendaient à l’hôpital. Il n’y eut aucun survivant.

En 1961, pour maintenir le lieu de soins effectif et protégé, un nouvel hôpital Hadassah a alors été construit à Ein Kerem, à l’ouest de la ville de Jérusalem, par la même organisation. L’ancien hôpital n’a rouvert qu’après rénovation, en 1978, longtemps après la Guerre des Six Jours.

Le Centre Hospitalier Hadassah devient une référence mondiale

Célèbre pour son hôpital sur les deux sites, Hadassah est à l’origine de la création du système de santé israélien. L’équipe du professeur Joseph Borman du Centre Médical  Hadassah réalise la première transplantation cardiaque moderne en 1987. La même équipe réalise la première transplantation de poumons en 1992. Hadassah réalise des dizaines de missions par an à l’étranger. L’expertise humaine et technologique de l’Hôpital Hadassah est aujourd’hui reconnue dans le monde entier. Le Centre Hospitalier israélien emploie aujourd’hui 1 300 médecins, 2 000 infirmières et possède 45 salles d’opérations. Plus d’1 million de patients y sont soignés chaque année. Ses chercheurs peuvent être fiers de 114 découvertes et premières mondiales. Soignant sans distinction ethnique ni religieuse l’ensemble de ses patients, l’Hôpital Hadassah a été nominé au Prix Nobel de la Paix en 2005.

Grâce à son courage et son empathie, Henrietta Szold a réalisé en Israël, à une époque plus que difficile, un projet qui est aujourd’hui le fleuron médical du Moyen Orient et qui a ouvert la voie à des percées scientifiques et au développement de nouveaux brevets et traitements qui permettent chaque jour de sauver des vies humaines et mettre des enfants au monde en toute sécurité.

Henrietta Szold reste aujourd’hui, pour le peuple juif, le modèle d’une femme visionnaire qui inspire les nouvelles générations.

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